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53 recommandations pour faire du français la seule langue commune et officielle du Québec.

Le 26 août 1977, après plusieurs années de mobilisation des mouvements sociaux et syndicaux réunis sous la bannière du Front Québec français, ancêtre des Partenaires pour un Québec français, l’adoption de la Charte de la langue française renverse le portrait pessimiste de l’avenir du français en Amérique du Nord et sécurise les Québécoises et les Québécois intimement attachés à leur langue. Sous la gouverne du ministre Camille Laurin, le gouvernement du Québec se dote enfin d’une politique d’aménagement linguistique ambitieuse pour son territoire en matière de droits linguistiques, de langue de législation et de justice, de langue d’administration, de langue de travail, de langue de commerce et des affaires, et finalement, de langue d’enseignement. La Charte fait officiellement et concrètement du français la seule langue commune du Québec, mettant fin ainsi à plusieurs années de crises.

Cependant, au fil des années, la Charte se trouve grandement affaiblie par des contestations judiciaires. De plus, l’attrait de l’anglais comme langue d’ascension sociale ne s’est pas amoindri; au contraire, il s’est accru avec la mondialisation.

Aujourd’hui, les études démontrent que dans toute situation de substitution linguistique où le français se trouve en concurrence avec l’anglais, ce dernier est toujours largement avantagé d’au moins 3 fois son poids si l’on vise à maintenir la proportion de la minorité anglophone dans la population. Cela signifie que bien que la Charte ait mis des bâtons dans les roues de l’assimilation de la population du Québec vers l’anglais, elle ne l’en protège pas. Elle l’a simplement ralentie et, peut-être, rendue plus subtile, voire plus pernicieuse.

Malgré l’illusion d’équilibre, nous constatons l’effritement des protections dont le Québec s’est doté en matière de langue et nous inquiétons de la concurrence que livre à notre précieuse langue commune l’anglais, parfois avec la bénédiction des différents paliers de gouvernements et presque toujours avec la pression d’intérêts corporatistes peu soucieux de durabilité, de diversité et de beauté.

Profitant de l’élan donné par la création de la Coalition contre le projet de loi 103, plusieurs organisations syndicales, la Société St-Jean-Baptiste de Montréal et le Mouvement national des Québécoises et Québécois se sont réunis en 2010 pour former les Partenaires pour un Québec français (PQF). Le regroupement a pour objectif de faire du français la seule langue commune et officielle du Québec, ce qui est la condition première pour assurer l’avenir du français dans le seul État francophone de l’Amérique du Nord et contribuer à la défense de la diversité culturelle dans cette ère de mondialisation.

Nous, membres de PQF, croyons qu’assurer l’avenir de sa culture et de sa langue nationales est un droit fondamental du peuple québécois.

Nous poursuivons notre objectif dans le respect des droits de la communauté québécoise d’expression anglaise et de ses institutions et dans le respect de la diversité linguistique sur le territoire québécois.

Nous soutenons par ailleurs sans réserve le droit des Premières Nations et des Inuit à préserver et à développer leur langue.

Nous défendons le droit à la connaissance du français et le droit de vivre, ensemble, dans cette langue qui est la langue commune.

Ce document présente cinquante-trois recommandations partagées par les dix organisations représentant des centaines de milliers de membres qui constituent les PQF.